17.10.2010

Le coup de la tartoche

Selon la loi de Murphy (celle de l'emmerdement maximum) qui stipule que tout ce qui est susceptible de mal finir finira forcément mal, la tartine tombe toujours du côté de la confiture.

Le 2 octobre dernier, 24H a présenté ces "lois" de l'absurdité qui expliqueraient nos malchances, ratages et autres scoumounes. J'ai bien ri et cela m'a rappelé une explication du coup de la tartoche que j'emprunte à l'humour juif:

Rachel en a marre de voir, lorsquelle lui échappe des mains, sa tartine tomber continuellement beurre et confiture contre terre. Elle pense qu'une explication doit exister et, si elle en a connaissance, alors elle pourra éviter l'inconvénient la prochaine fois.

Rachel va donc trouver le rabbin de sa communauté et lui pose le problème.

Bien emprunté, le rabbin reste perplexe et demande une nuit de réflexion. Le lendemain, lorsque Rachel revient, c'est un homme serein qui lui donne enfin l'explication tant attendue: "vois-tu Rachel, si ta tartine tombe toujours sur le sol du côté beurre/confiture, c'est uniquement de ta faute. C'est parce que tu la beurres systématiquement du mauvais côté!".


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08.10.2010

Un soutien qui fait du bien

Dans une prise de position « La solidarité pour l’égalité » parue dans 24Heures du 28 septembre dernier à propos de l’élection des femmes au Conseil fédéral, Mme Jacqueline De Quattro, Conseillère d’Etat, brise une lance en faveur du soutien réciproque que les femmes de gauche et de droite se doivent pour que l’égalité progresse en politique.

Je me réjouis que Mme De Quattro fasse campagne pour faire progresser l’égalité et je la remercie chaleureusement du soutien qu’elle m’apporte ainsi dans la présentation de ma candidature à l’élection complémentaire à la Municipalité de Montreux.

Qu’une radicale s’engage pour moi me fait chaud au cœur !

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26.08.2010

Vin en pot ou pot-de-vin: on nuance au procès Doriot

Après deux jours d'audience et un défilé d'une (presque) trentaine de témoins, plus ou moins amnésiques, c'est la perplexité qui prévaut quant aux conclusions qui seront données au procès du municipal Jean-Claude Doriot de Montreux.

24H et toute la presse s'en sont fait l'écho: l'embrouillamini de la circulation de fortes sommes d'argent liquide et les relents nauséabonds de tristes histoires de fesses sont deux caractéristiques du contenu des débats.

Pour avoir assisté aux audiences, j'ajouterai une solide impression d'écoeurement comme sentiment dominant.

Quand, (aussi bien en ce qui concerne les témoins que les accusés) plusieurs personnes sont incapables de se rappeler la hauteur des sommes prêtées (?), données (?), mises à disposition (?) qui passaient de mains en mains, on reste pantois.

Et il s'agit chaque fois de dizaines voire de centaines de milliers de francs! Les familles qui tirent le diable par la queue avec quelques milliers de francs mensuels apprécieront!

Les petits arrangements entre amis, voire les magouilles à la limite de la légalité sont le fond de commerce de cette affaire. Mais quasiment impossible pour le tribunal de débrouiller l'écheveau.

Trop de souvenirs flous, voire inexistants. Par exemple: le promoteur incriminé est incapable, pendant toute l'enquête, de se souvenir pourquoi il a retiré, il y a trois ans, 150'000 francs de son compte. A l'audience, miracle! Il annonce qu'il a maintenant réfléchi, investigué et retrouvé qu'il avait sorti ce numéraire pour "acheter du vin en vue de spéculer, Monsieur le Président, par pour le donner à Doriot". Et d'apporter la preuve de cet achat.

Du liquide pour du vin en pot et non pour un pot-de-vin, nuance!

Autre exemple: la déclaration d'impôt 2008 de Doriot fait apparaître une fortune de Fr 280'000.- alors que celle figurant sur la déclaration 2007 était de Fr. 30'000.-. Différence inexpliquée et inexplicable. Mais peut-être s'agit-il d'une plus value de son entreprise?

Pour naviguer en ces eaux bien troubles, le tribunal rame.

Quant aux relations pour le moins étroites que le municipal entretenait avec des "ténors" de l'immobilier à Montreux, Doriot n'y voit aucun problème. "C'est nécessaire pour mes affaires. Je ne suis pas à plein temps, il faut bien que je puisse aussi mener mon entreprise".

Il a avoué ne s'être récusé qu'une seule fois sur un dossier: lors de l'agrandissement de sa propre terrasse. Jamais, lorsque des amis à lui présentaient un projet!

Cette absence totale de distance critique par rapport à la confusion des genres entre responsabilités politiques communales et affaires privées a valu à Jean-Claude Doriot une réplique cinglante du procureur: "Ce n'est pas parce que vous êtes municipal à mi-temps que vous devez avoir une demi-éthique!".

Car il est bien là, le problème. Flambeur, arrogant, confit dans ce qui ressemble fort à de la bêtise, l'accusé n'a que peu, ou pas, le sens des valeurs liées à son mandat politique au service de la collectivité. Manipulant du fric par brassées, arrosant de champagne le caviar de ses parties fines et accumulant les histoires de fesses, l'image de Jean-Claude Doriot s'est méchamment ternie.

Mais tout cela n'est pas punissable pénalement.

Le tribunal peine à prouver la corruption. les indices seront-ils suffisants pour obtenir une condamnation? J'en doute.

Mais, si Jean-Claude Doriot ne payera probablement que peu, au plan pénal, la culpabilité politique a déjà été prononcée. Ses fautes avérées de collusion l'ont mené à l'exclusion du parti socialiste et au retrait de ses dossiers en municipalité.

16.08.2010

Affaire Doriot: le fin mot de l'histoire

Sans être d'un féminisme à tout crin, il y a quand même, dans 24Heures d'aujourd'hui, quelques propos qui laissent songeur. Ils figurent dans l'article paru sur Jean-Claude Doriot et tentent d'expliquer les ennuis actuels du "Municipal sans charge", accusé de corruption passive.

Dans la présentation qui est faite de la situation, la journaliste a donné la parole à quelques-uns des partisans de Doriot et là, miracle, on a enfin le fin mot de l'histoire: si l'inculpé a des problèmes judiciaires, ce n'est pas parce qu'il a pris ses distances avec la loi et qu'il a appliqué à sa sauce son serment d'élu.

Non. Si Doriot est renvoyé devant un tribunal, c'est à cause "d'une histoire de bonne femme" et "parce qu'il n'a pas su tenir sa compagne"!!!

Voilà qui a le mérite d'être clair. Il aurait dû museler sa nana et mieux la tenir en laisse.

Belle analyse du problème qui en dit long sur la qualité de certains supporters du Municipal accusé...

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04.08.2010

La commune de Blonay facture les droits civiques

Civisme mal placé? Abus de démocratie? Maladresse d'un exécutif agacé? Premiers frémissements de la campagne des élections communales de 2011?

Les interrogations fusent lorsque l'on apprend que la commune de Blonay facture Fr. 2'500.- au comité référendaire à l'origine de la votation du 13 juin dernier, comité "coupable" d'avoir utilisé les droits légitimes des citoyens.

Certes, il ne s'agit pas de se voiler la face: la démocratie a un prix mais son coût n'est pas à supporter par ceux qui en font usage dans les règles.

La loi donne au peuple le droit de demander à s'exprimer pour autant que le cadre légal soit respecté en matière de règles qui régissent les formes de la demande (nombre de signatures valables à récolter notamment).

Cela a été le cas à Blonay.

Dès lors, le prix d'un scrutin incombe à la collectivité comme pour n'importe quel autre vote et aucune base légale ne permet une facturation des frais à l'une ou l'autre partie du corps électoral.

La Municipalité de Blonay le sait parfaitement puisque le syndic a envoyé la facture en toute connaissance de l'illégalité de sa démarche. Il voulait, paraît-il, "signifier que cela avait engagé des frais".

Etrange façon de faire oeuvre pédagogique... en se mettant, en toute connaissance de cause, en marge de la loi.

Les bornes sont dépassées. Mais par qui?

Par les référendaires qui usent légalement de leurs droits? Par la Municipalité qui abuse de son autorité pour tenter d'intimider un groupe de citoyens l'ayant agacée?

Il n'est pas trop compliqué de comprendre où se trouve le vrai civisme.

 

27.07.2010

Montreux: ville d'hôtels mais pas d'hôtel de ville

Montreux est compliquée: c'est une ville touristique à vocation hôtelière mais une commune politique à tradition plutôt réfractaire. Réfractaire aux (grands) projets des uns quand ils sont présentés par les autres.

Réfractaire à un hôtel de ville (que la commune attend depuis des décennies) et que les citoyen-ne-s ont rejeté en votation populaire.

Alors, quand 24H publie, aujourd'hui, dans une INFO EXPRESS que la ville possède le meilleur "Hôtel de ville" de Suisse... la perplexité ironique est forcément au rendez-vous.

 

INFOS EXPRESS

Le Palace distingué

MONTREUX Le Fairmont

Montreux Palace a été sacré

Meilleur hôtel de ville de Suisse

2010 par le magazine

alémanique Bilanz, suite à une

enquête menée au printemps.

L’établissement récupère ainsi

sa couronne perdue en 2009, et

est distingué pour la troisième

fois en quatre ans. M. I.

 

La presse nous l'apprend, Montreux est distingué

Ou plus exactement, un hôtel est primé

Sacré pour le pays "meilleur hôtel de ville"

Le Palace démontr' qu'il est bien inutile

Que la commune veuill' dépenser ses deniers

Pour un futur hôtel, déjà bien installé!


18.06.2010

Le prix d'un homme

Au soir de la libération de Max Göldi, un ministre de Khadafi annonçait que la Suisse avait payé la somme d'1'500'000 euros à la Libye. Dans les jours suivants, la confédération reconnaissait le versement d'argent mais elle précisait qu'il s'agissait de francs et non d'euros et que cet argent avait été envoyé sur un compte bloqué, en Allemagne, afin qu'il ne revienne effectivement à la Libye que si les responsables de la "fuite" des photos d'identité judiciaire d'Hannibal n'étaient pas identifiés.

1'500'000 francs, c'est donc le prix d'un homme, mais pas de n'importe quel homme! Car la somme varie selon la "qualité" du bipède.

A la une de 24H, au lendemain de la libération de Göldi, c'est 1'500'000 francs.

Quatre pages plus loin, la cote de l'humain chute, puisque ce n'est que 50'000 francs pour le requérant nigérian, ligoté par la police, et mort étouffé dans l'avion avant son renvoi.

Rappelez-vous: selon que vous serez puissant (médiatisé, emblématique...) ou misérable...

13.06.2010

Les fantasmes de la "semaine politique" d'Audétat

On devrait être en droit d'attendre d'un chroniqueur sérieux qu'il n'annonce rien qu'il n'ait vérifié lorsqu'il s'agit de faits, ni qu'il n'assène des "évidences" sans s'être assuré de leur exactitude.

Lorsque Daniel Audétat, dans le 24H du samedi 12 juin, brosse le tableau de l'évolution des manoeuvres politiques en vue de conquérir ou conserver des fonctions exécutives dans ce canton, le propos est intéressant. Malheureusement, son analyse est bancale car entachée d'inexactitudes qui, par leur grossiéreté, font planer le doute sur l'entier de la chronique.

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Comment accorder crédit aux propos de Daniel Audétat quand il n'est pas capable de faire la différence entre Vevey et Montreux lorsqu'il parle de Pierre Salvi et de sa syndicature?

Plus grave encore, le chroniqueur ose prétendre que le parti socialiste lui "a signifié (...) que l'heure de la retraite a sonné" .Je suis particulièrement bien placée, en tant que présidente du parti socialiste de Montreux, pour assurer que le parti n'est en rien intervenu dans la décision de Pierre Salvi.

Ainsi, j'affirme qu'il a pris seul la décision de ne pas briguer de nouveau mandat. Il me l'a communiquée il y a plusieurs mois (!) mais n'a choisi de la rendre publique qu'en accord avec le calendrier électoral de la section montreusienne du PS, d'où sa récente annonce. Aucune pression du parti en l'occurence, n'en déplaise à Monsieur Audétat.

Malheureusement, quand il utilise des fantasmes à l'appui de sa démonstration, le moins que l'on puisse dire, c'est que sa valeur et sa crédibilité perdent singulièrement d'épaisseur.

Attention à ce que l'on ne dise pas bientôt "Audétat, c'est n'importe quoi!".

28.04.2010

Esprit de clocher, esprit borné?

Le 10 avril dernier, 24H du samedi présentait, comme chaque semaine, un coin de pays, un village de chez nous dans la rubrique "esprit des lieux".

Ce samedi-là, c'était Clarens qui était à l'affiche. Clarens, défini entre village et banlieue, Clarens qui, selon le titre de l'article "trace son chemin".

Clarens a, certes, une identité propre, définie et assumée par ses habitants. Mais Clarens est aussi un des "villages" (presqu'une ville puisqu'il compte près de 10'000 hab.) de la commune de Montreux. A ce titre, il fait partie d'une communauté politique fondée, il y a près de 50 ans (en 1962) par la fusion de la commune des Planches et de celle du Châtelard, fusion aboutissant à la création de l'actuelle commune de Montreux.

Clarens est l'un des pôles fondamentaux de l'identité politique montreusienne, au même titre que Territet, Glion, les Avants ou l'un des autres villages de l'entité. La caractéristique de Clarens, c'est son "poids" en terme d'habitants et de surface.

L'importance de la place occupée par Clarens dans la mosaïque montreusienne lui donne, certes, des droits (dont celui d'être reconnu et d'influer fortement sur la vie communale) mais elle lui impose aussi des devoirs, et tout particulièrement ceux de respecter ses partenaires.


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Alors, quand je lis les propos attribués à M. Mathieu Borlat, je suis littéralement atterrée. Atterrée par les poncifs et fantasmes qu'ils véhiculent. Atterrée aussi par leur communautarisme étroit, communautarisme dont on sait que le fond de commerce n'est autre que le mépris, voire l'exclusion.

Quand M. Borlat assène, comme une évidence, que les habitants de Clarens sont "oubliés" par Montreux, c'est navrant, navrant de malhonnêteté intellectuelle, voire davantage.

A Clarens, il y a des projets communaux: celui de la zone de détente et sportive du Pierrier, celui d'éco-quartier vers Baugy, celui de la transformation du haut de la Rue du Port, par exemple.

A Clarens, il y a aussi des réalisations et prestations communales d'importance: la piscine de la Maladaire, la localisation de Police-Riviera, une nouvelle zone 30 au centre, une antenne de l'animation jeunesse, et j'en passe...

Le complexe de l'abandonnite et de la banlieusardisation n'est pourtant pas ce qu'il y a de plus grave dans les propos de M. Borlat. Ce sont ses derniers mots qui me laissent dans un profond malaise. "Montreux, c'est rien, ça n'existe même pas!".

Même si je peux comprendre le raccourci polémique, je ne peux l'accepter sur le fond. Nier l'autre, quel qu'il soit, c'est faire preuve d'un autisme politique du plus mauvais aloi. C'est aussi, hélas franchir le premier pas de la ségrégation et de l'exclusion.

De plus, cet esprit de clocher étroit et borné me laisse profondément perplexe à l'heure où l'on commence à parler de commune unique sur la riviera.

Si on en est là, 50 ans après la "petite fusion à 2" qui a amené à la création de Montreux, combien de temps faudra-t-il pour que les mentalités acceptent "une fusion à 10" sur la Riviera?

11.04.2010

Ethique politique: l'autogoal d'Eric Besson

L'émission française, "Envoyé spécial" présentait dernièrement un portrait télévisé d'Eric Besson.

Eric qui?

Eric Besson, le ministre (accrochez-vous) "de l'immigration, de l'intégration, de l'identité et du développement solidaire". Un ministre de Sarkozy mais aussi un secrétaire général adjoint de l'UMP (Union pour un mouvement populaire, recyclage de l'Union pour la majorité présidentielle - droite) après avoir occupé des fonctions du même ordre au PS (Parti socialiste - gauche) français.

Eric Besson dont le transfert politique au soir du 1er tour de l'élection présidentielle française en 2007 ne relèverait pas de la traîtrise (selon son ex-femme, Sylvie Brunel) mais de l'opportunisme. Eric Besson, donc, semble fort goûter la métaphore footballistique pour justifier ses actions.

A ce titre, "Envoyé spécial" était très éclairant. L'émission a confronté l'homme politique à plusieurs de ses déclarations, contadictoires, selon qu'elles étaient émises par Besson, socialiste, ou par Besson, UMP. Celui-ci ne s'est pas démonté: il est parfaitement normal qu'elles s'opposent. Il ne jouait pas dans la même équipe lorsqu'elles ont été émises!

Et de justifier le virage à 180° de ses prises de positions politiques par un simple changement de maillot!

Se comparant à un joueur de football professionnel, le ministre estime parfaitement adéquat d'adapter ses idées et son action en fonction de l'équipe qui l'emploie... Son transfert justifie son attitude. En somme, il est loyal à qui le paie, un vrai mercenaire.

Voilà qui en dit long sur la perennité des valeurs qui l'animent. Un véritable autogoal.

Je ne me fais pas d'illusions sur le cynisme d'un Besson, ni sur celui d'autres membres de la classe politique, en France ou ailleurs, mais ce qui m'effraie, c'est la progression du mépris pour le cochon de votant et le peu de scrupules pour l'afficher.

Politique, quand ton éthique fout le camp...

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17.03.2010

Vous en connaissez beaucoup, des hommes qui répondent ainsi?

D'aucuns (ou d'aucunes) prétendent que les femmes auraient une manière différente des hommes d'envisager la politique, d'en faire ou d'en parler.

Il est vrai que de nombreux ouvrages ou recherches vont dans ce sens mais cela n'est pas toujours reconnu lorsqu'on en parle à l'interne des partis ou dans le public. Beaucoup (d'hommes) estiment qu'il n'y a qu'une sorte de "politique politicienne" et donc qu'une seule façon (adéquate) d'en faire, mais beaucoup (de femmes) aussi, nuancent cette vision.

Alors, qu'en penser? La vision de la politique n'est-elle qu'une représentation ou une perception liée aux différences de sexe ou  a-t-elle une valeur dans l'absolu?

Sans trancher brutalement, je me dois tout de même de constater que des indices de la différence entre une vision féminine ou masculine de la politique apparaissent régulièrement dans les médias.

Ce matin, par exemple, la radio suisse romande recevait la Conseillère d'Etat saint-galloise, Karin Keller-Suter, étoile montante de la politique fédérale. Le journaliste de service a absolument voulu lui faire dire qu'elle s'intéressait à une candidature au Conseil fédéral.

Devant l'insistance de son interlocuteur, Mme Keller-Suter a eu ces deux intéressantes réponses:

Tout d'abord: "une carrière politique, ça ne se planifie pas, cela dépend des circonstances."

Et ensuite: "avant toute chose, on doit se demander  quelles sont les conséquences (d'une candidature) sur la vie personnelle et familiale".

Vous en connaissez beaucoup, vous, des hommes qui répondent ainsi?

03.03.2010

Un Conseil d'Etat "sponsorisé"?

Sponsorisé, indirectement lié ou peut-être même en relation étroite avec un casinotier?

C'est l'interrogation que l'on peut valablement formuler en ce qui concerne le Conseil d'Etat. En effet, une annonce publicitaire (parue plusieurs fois dans 24H) appelle au recrutement des nouveaux membres des Milices vaudoises, troupe d'honneur du Conseil d'Etat vaudois en portant une étrange "signature": celle de la fondation du casino Barrière grâce à laquelle la parution a été réalisée.

Les finances du Conseil d'Etat et de sa troupe d'honneur seraient-elles dans une situation telle qu'il soit nécessaire de faire prendre en charge sa publicité par un casino?

La maladresse du procédé et la valeur de l'image de l'autorité politique données par cette annonce laissent pour le moins perplexe quant à la nature de la "publicité" faite.

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01.03.2010

Poulet blanc et blanc (de) poulet

Latéralisation mélangée dans le match (nul) qui opposait deux marques de poulet rôti dans 24H de samedi dernier.

Tellement proches, paraît-il, en goût et en qualité, les caractéristiques des deux gallinacés n'ont fait finalement que semer la confusion dans l'article culinaire censé les départager.

Quand le poulet de droite passe à gauche ou que celui de gauche vire à droite, c'est 24H qui perd la direction... et n'y voyez aucune allusion politique!

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10.02.2010

"La beauté de la passion purifie l'acte criminel"

De sa voix profonde et affectée, Me Bonnant a, une fois de plus, asséné une sentence définitive dont, le moins qu'on puisse en dire, est qu'elle me laisse perplexe.

Vendredi dernier, sur la RSR, entre 7h30 et 8h00, Me Bonnant glosait sur le cas Bougousslavsky, ce neuro chirurgien de réputation internationale qui a détourné des millions de francs de l'argent du CHUV pour acquérir des livres anciens.

Interrogé à propos de l'indulgence dont le tribunal pourrait faire preuve puisque Bougousslavsky a remboursé les sommes détournées, Me Bonnant a eu cette phrase péremptoire: "la beauté de la passion purifie l'acte criminel".

Le journaliste n'a pas relevé. J'en suis restée sans voix et sans doute nombre d'auditeurs avec moi.

Ainsi, il y aurait des crimes excusables, "purifiés" d'entrée de jeu parce que leur cause serait noble. La passion des livres anciens serait tellement belle qu'elle laverait la tache d'une acquisition frauduleuse.

On peut aller loin comme cela: avaient-ils aussi une passion purificatrice, les nazis qui se sont appropriés les oeuvres d'art appartenant à leurs victimes?

Et qu'en pensent les malades du CHUV dont les sommes détournées auraient permis d'améliorer les soins, voire davantage?

Non, Me Bonnant, l'acte criminel s'analyse, s'explique et se sanctionne au tribunal. Il peut même se pardonner de la part des victimes mais il ne se purifie pas.

01.01.2010

Douceur des souvenirs d'hiver...

Les chroniques de Gilbert Salem sont  de précieuses pépites dans la gangue des nouvelles et pavés de 24Heures.

Situé en page vaudoise, sous les annonces d'une agression et des suites d'une affaire judiciaire, le billet du 29 décembre ne fait pas exception. Décrivant une promenade hivernale sur les quais montreusiens, Gilbert Salem parle de la commune de la riviera en colorant ses propos d'un filtre nostalgique qui semble atténuer les les contours du paysage et troubler le dessin de ses souvenirs.

En effet, s'il est vrai que le littoral lacustre n'est que la frange extérieure du territoire montreusien (le centre géographique de la commune est situé aux Avants, à près de 1000 m d'altitude), Sonchaux et le sommet des Rochers-de-Naye n'y appartiennent pas. Cela n'empêche d'ailleurs en rien les habitants des rives du lac d'y monter souvent.

Mais il y a plus sérieux: depuis bien des mois, on ne peut malheureusement plus écluser des kirschs-fondue à Sonloup. Le bistrot est fermé et le bâtiment destiné à être transformé en une luxueuse clinique de désintoxication pour personnes fortunées soucieuses de discrétion!

Evolution des couleurs du temps, évolution de la vie mais pérennité de la douceur des souvenirs...

29.11.2009

Minarets: un tsunami de crainte hostile

PERSONNE N'A RIEN VU VENIR!

Pas même les initiants, quasiment gênés par leur succès.

Pas même les sondages qui annonçaient un refus à 53%.

Pas même Jacques-André Haury qui a annoncé publiquement qu'il voterait OUI à l'initiative pour qu'elle ne fasse pas un trop mauvais score.

A trop avoir joué avec le feu, en amalgamant minarets  et islamisme (les initiants); à trop avoir focalisé sur la forme, en montant les affiches en épingle, et en négligeant d'affronter le fond (les politiques et les médias); à trop avoir négligé la force de l'émotionnel et du "tripal", le pays, toutes tendances confondues, retient son souffle, tout étonné que le vote populaire ait d'abord été dicté par l'irrationnel.

La Suisse politique est sous le choc, la Suisse tout court est sonnée. Parce qu'avec 57,5% de votes favorables, ce n'est pas un succès d'estime, c'est un tsunami de crainte hostile dont il faudra assumer les conséquences.

Paradoxalement, c'est maintenant, avec un vote si clair, que l'incertitude commence...

 

 

 

27.11.2009

BHL: l'arrogance confite dans la suffisance

BHL.jpgCertes, la machine judiciaro-policière suisse ne fait pas toujours tout juste. Il arrive même qu'elle ait des ratés... et ces temps-ci, à Genève les cafouillis russo-libyens ne sont pas très glorieux.

Mais MERDE, à la fin!

Quand BHL ose, du haut de sa superbe, une analyse de la situation de Polanski en parlant d'une incarcération dans une "geôle où il était sans aucune raison", les bras m'en tombent.

Quand, de plus, il qualifie "d'humiliation" le bracelet électronique que le prévenu devra porter, qui pense à l'humiliation de sa victime, même si elle date de nombreuses années?

Non, l'arrogance de BHL, confite dans sa suffisance de people au look trop étudié, me laisse pantoise!!!

24.11.2009

A Berne, pour une balle, t'as un ours!

Il paraît que la polémique enfle: les moyens utilisés pour neutraliser l'ours Finn qui défendait son territoire n'étaient pas adéquats!

Certes, la pauvre bête a eu droit à de la munition "stop", celle qui équipe "normalement" la police bernoise. Mais comme la balle éclate dans le corps dès qu'elle rencontre un obstacle (un os, par ex.), elle s'avère finalement tout aussi dangereuse qu'un projectile blindé qui, lui, l'aurait traversé.

Pauvre ours qui a eu droit au (mal)traitement réservé aux humains!

Et les critiques de pleuvoir!

Et les pots de miel et les missives de parvenir au nouveau parc!

Et les amis des ours de monter au créneau!

Mais c'est vrai, à la fin, pourquoi ce brave Finn n'a-t-il pas été traité comme un animal?

Si cela avait été le cas, c'est avec une autre arme qu'on aurait dû le neutraliser: le taser, celle qu'on réserve à ceux qui dérangent (les animaux sauvages en milieu urbain, par ex.) mais qu'on aime bien quand même...

Ainsi, l'animal aurait "bénéficié" d'un traitement que d'aucuns qualifient de non-humain mais qui permet de dire qu'à Berne, pour zéro balle, tu as un ours!!!

18.11.2009

L'étrange analyse du camarade Levrat

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Le week-end passé, le ciel est tombé sur la tête des socialistes genevois: après un résultat calamiteux au Grand Conseil, il y a un mois, voilà la perte d'un siège au Conseil d'Etat avec, en prime, un renversement de majorité.

A l'heure des comptes, chacun-e y est allé de son analyse, plus ou moins acide, désabusée ou lucide.

Même le placide Charles Beer est sorti de ses gonds pour établir des comparaisons avec la déliquescence du PS français en fustigeant les traitres de l'intérieur qui, selon lui, auraient préparé le lit de la défaite.

Je ne me prononcerai pas quant à l'influence des querelles intestines du parti genevois sur les résultats, ni d'ailleurs sur les conséquences des (non) prises de positions claires sur des sujets aussi importants que la sécurité ou les frontaliers. Je me contenterai d'exprimer ma perplexité face à l'analyse "effarée" (24H dixit) du Président du PS suisse, Christian Levrat.

Lorsque le camarade Levrat ose asséner "qu'on ne peut pas gagner des élections en se basant sur un bilan, même s'il est positif. Il faut se baser sur le futur", voilà qui est pour le moins étrange.

Si je traduis, cela signifie: "le travail effectué ne sert à rien, mieux vaut, pour se faire élire, tracer des plans sur la comète que de prouver que l'action effectuée a été utile".

Drôle d'analyse qui en dit long sur l'importance accordée au travail politique de longue haleine sur lequel on devrait pouvoir juger de la pertinence d'élire ou de (ré)élire!

D'ici à prétendre que: du passé faisons table rase, pour raser gratis demain...

05.11.2009

AVANT/APRES: les perversités de la technologie

Photoshop a encore frappé! Après Sharon Stone "retouchée" pour la une de Paris-Match, voici le Conseil fédéral recomposé sans frais.

Exit Couchepin, bonjour Burkhalter.

Sans que les 7 "sages" aient à poser à nouveau, l'informatique a permis de gommer l'ancien et greffer le nouveau sur le même document.

Miracle du logiciel mais aussi perversité de la technologie. En effet, si financièrement, l'opération s'avère peu coûteuse, symboliquement, elle est désastreuse: en mettant côte à côte, par ajout de pièces rapportées sur une image, des politiciens censés former une équipe solidaire, le message subliminal qu'on donne, c'est qu'ils sont simplement incapables, ensemble, de fixer le même objectif!

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28.10.2009

Les godasses du désarroi

Scandale dans le landerneau politique helvétique! Les insultes et les bottes ont volé bas à Saingnelégier contre la politique agricole du Conseil fédéral et contre Doris Leuthardt, sa représentante.

Les méthodes du syndicat paysan UNITERRE sont plus proches de la culture (!) de l'affrontement que de celle du consensus mou fortement ancré dans nos moeurs. Je ne me prononcerai pas sur le bien-fondé ou non de la radicalisation de la lutte paysanne, d'autres s'en sont chargés, n'est-ce pas Monsieur Darbellay?

Non, ce que je souhaite mettre en évidence, c'est le parrallélisme du désarroi qui se fait jour entre un autre lanceur de godasses et nos paysans suisses.

Montazer al-Zaïdi, celui qui a jeté ses pompes contre Georges Bush, fait visiblement des émules chez nous. Au-delà de l'anecdote, qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?

Pour moi, lancer ses chaussures sur le ou la représentant-e de l'autorité, c'est virulent, mais reste encore dans le cadre de  l'expression extrême d'un désarroi, certes profond, mais d'un désarroi qui n'a pas (encore) viré au désespoir.

En effet, le désespoir fait lancer des grenades, pas des godasses.

Alors, avant que le sentiment d'abandon des paysans suisses ne les engage, au pire, dans une escalade à l'irakienne, Mesdames et Messieurs les politiques fédéraux, écoutez-les et surtout, répondez leur sans arrogance.

 

P.S. D'aucuns préconisent d'offrir l'asile au lanceur irakien, ainsi, il ne se sentirait pas trop dépaysé!!!

24.10.2009

Le paradoxe de la censure

Cette semaine, la mode est clairement à la mise en vitrine de la censure et de ses victimes.

C'est d'abord l'UDC dont l'affiche misérabiliste ne sera pas placardée dans plusieurs communes par décision de leur exécutif.

C'est ensuite le sénateur Dick Marty dont un discours tenu devant des membres de son parti a été ""expurgé" par le service de presse libéral-radical.

C'est enfin le parti socialiste dont le nouveau spot ne sera pas diffusé dans les cinémas alémaniques, la société exploitante le trouvant trop "politique".

Rien de tel qu'une bonne censure pour agiter les esprits. On dirait que, ces jours, toutes les réminiscences des cabinets noirs et autres émasculateurs de manifestes remontent du tréfonds de l'histoire.

Mais, qu'ils allègent, adaptent, coupent, nettoyent, raccourcissent ou expurgent, les censeurs, même (et surtout) bien-pensants, ne font pas oeuvre intelligente. Car, en plus de l'infantilisation de ceux à qui le message est destiné, ils stigmatisent leurs victimes et, paradoxalement, visibilisent leurs idées et les érigent en martyrs.

Me vient alors à l'esprit le mot de Voltaire: "C'est le propre de la censure violente d'accréditer les opinions qu'elle attaque."

 

 

censure-300x225.jpg En cliqnant sur le lien ci-dessous

http://web.me.com/politisite/Politisite/Au_Conseil_commun...

vous accéderez à mon opinion quant à l'interdiction de l'affiche UDC à Montreux

 

 

18.10.2009

Le major Davel: un "affreux" avant l'heure

24H nous l'a rappelé, samedi dernier, sous la plume de Gilbert Salem, la figure emblématique de l'indépendance vaudoise, Jean-Daniel Abraham Davel a été, avant tout, un homme seul dans son combat de rebelle anti-bernois.

Mais, ancré dans son siècle, il aura aussi été, tout au long d'une vie militaire bien remplie, ce que l'on appelait depuis le moyen-âge, un "chien de guerre", un de ces mercenaires dont l'engagement variait selon l'épaisseur de la bourse qui lui était promise.

Ce qui, à l'époque de Davel, était le lot de nombreux Suisses qui faisaient commerce de leur épée, n'a plus du tout eu le même écho avec le déroulement du temps et l'évolution sociale.

Si le mercenariat a jamais eu un quelconque prestige, avec l'époque moderne et le développement des nationalismes, c'est carrément l'opprobre qui est jetée sur ceux qu'on appelle "les soldats de fortune".

Dans les années 60, l'histoire aventureuse des mercenaires, connaît un épisode fameux en Afrique, dans les soubresauts de la décolonisation congolaise. Engagés, au départ, par Moïse Tschombé au Katanga, des mercenaires blancs venus d'horizons divers, trouvent la notoriété internationale sous le surnom d'"affreux".

Pour avoir fréquenté à plusieurs reprises la région près de 20 ans après leur passage, j'ai pu me rendre compte de l'impact laissé par ces hommes dans la mémoire des habitants.

Soldats perdus, les affreux ont perpétué une tradition militaire dont ils ne sont sortis ni vainqueurs, ni grandis.

Avec la fin de leur combat, ils ont mis un terme (provisoire?) à une chaîne de traditions dont on peut dire que Davel fut l'un des maillons.

09.10.2009

Du bon usage du point d'interrogation

Curieuse façon de titrer dans 24H, aujourd'hui.

En page 1, une accroche, sous le bandeau général annonce "l'émir d'Alinghi, un pervers et un trafiquant ?" Sage précaution, un point d'interrogation nuance le propos.

Mais en page 15, par le déplacement du signe de ponctuation et sa disparition en fin de ligne, le titre devient une assertion péremptoire. "L'émir ?", c'est "un attoucheur qui abrite des fraudeurs iraniens".

Certes, le corps de l'article utilise encore quelques conditionnels mais le virage est pris et la modalisation du discours en prend un coup.

Si j'étais l'avocat de l'émir, je m'intéresserais à 24H sous l'angle de la référence à quelques articles du droit relatifs à la diffamation!


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25.09.2009

L'insupportable zapping du GRAND 8

Trop, c'est trop!

Ce matin, sous prétexte, sans doute, de garder le rythme, l'émission "le Grand 8" de la RSR a dérapé. Mais cela faisait déjà plusieurs jours que l'incident se profilait.

A force de couper systématiquement la parole aux invités, de ne pas les laisser terminer leurs phrases et de les relancer avec des provocations inutiles, les journalistes ont récolté ce qu'ils avaient semé: la grogne et la confusion.

Nicolae Schaiu en a fait la cuisante expérience ce matin en suscitant l'ire de Daniel Costelle (réalisateur du documentaire "Apocalypse") en parlant de son travail comme d'un "produit" qui n'aurait été conçu que pour l'esbroufe. L'interférence d'un autre invité, Gianni Haver (historien du cinéma et sociologue de l'image) n'a fait qu'ajouter à la confusion.

Tout le monde s'est mis à parler en même temps (mais cela n'est pas nouveau au "Grand 8"), à gueuler en même temps, à lancer des invectives et à s'écouter encore moins que d'habitude. C'était RADIO BISTROT dans toute sa splendeur!

RSR, LA SEULE RADIO QUI DONNE VRAIMENT ENVIE DE COUPER LE SON !

Quand on en arrive à un tel degré de confusion, c'est le concept même de l'émission qu'il faut interroger. Pourquoi, alors qu'elle ne dure pas une demi-heure, prévoir trois sujets et quatre invités si différents?

Le survol et le zapping sont programmés et avec eux, la frustration des participants et des auditeurs.

Ce n'est pas parce qu'avec le "Grand 8", on commence la journée, qu'il faut l'aborder à 100 à l'heure et en dérapage plus ou moins contrôlé !